L’inconnu du 7 h 12/12

Gwen est furieux il n’arrive pas à joindre Dimitri et il doit rendre des comptes au chef des clones l’opération « Projet 50 » est un fiasco. S’il’peut éviter de se jeter dans la gueule du loup il s’éloignera de tous et disparaîtra pour un certain temps.

Gwen irait bien planquer vers l’appartement d’Edith mais il ne veut pas se compromettre, pourtant il est persuadé qu’Edith va se pointer à son appartement. De plus ce policier qui vient juste d’arriver ne lui inspire pas confiance.

Pendant ce temps Edith a réussi à escalader la grille de l’espace floral, a abandonné sa veste de survêtement et en petite foulée a rejoint la famille qui a pris l’appartement de Madame Martin. Elle doit attendre les ordres que l’on doit lui donner. Mais quand elle reconnaît la fillette elle est inquiète ne s’est-elle pas jeté dans la gueule du loup ? Il lui faut attendre le retour du Commissaire pour en savoir davantage. Il est à sa prise de fonction.

C’est le téléphone fixe qui sonne, Camille la fillette qui est tombée de vélo à décrocher avant sa maman :

Allo tu es qui ?

Un gendarme

Tu veux mon papa ?

Non je sais qu’il travaille

Tu veux qui ?

Passe moi ta Maman

Maman Maman c’est pour toi.

Bonjour Cécile c’est Le Général de la Roche

Mon Général vous voulez Madame Mahusier.

Oui vous voulez connaître son grade

Mon époux me l’a dit lorsqu’il est allé récupérer son habit.

Faites-lui signe sans prononcer son prénom et encore moins son grade. Votre fille est fort éveillée.

Oui

Lorsque j’ai entendu les mots prononcés j’ai compris immédiatement que c’était pour moi. Aussi j’ai attendu sagement, cependant je me doute de qui est au bout du fil.

Mon Général, mes respects

Nous sommes entre nous ma petite Édith, tout c’est bien passé ?

Il y a eu un incident mais je l’ai réglé sauf que sans le savoir j’ai sûrement compromis l’opération.

Expliquez-vous je verrais si nous devons tout annuler.

Camille la fille de mes hôtes est tombée au château de Vincennes, le temps que son père arrive je l’ai aidé à se relever. Puis je m’étais aperçue que Gwen m’avait mis une chaînette avec un coeur, en l’examinant j’ai compris que j’avais une balise et que l’on devait me suivre sur écran. J’ai glissé la chaîne et son médaillon dans la sacoche de mes hôtes. Ignorant que c’était eux mes contacts.

Bravo !

Vous êtes fâché ?

Non, je veux dire vous avez eu une bonne réaction, il est vrai qu’il va falloir changer de tactique. Mais nous sommes près du but nous annulons rien. Je vous explique vous le transmettrez au Commissaire. A partir de maintenant vous m’écoutez et ne prononcer plus mon grade.

Oui

Le Commissaire va être obligé dès potron minet à vous accompagnez à L’ Hôtel des Invalides là-bas vous recevrez les ordres pour aller jusqu’au bout de l’opération Projet 50. Allez vous reposez vous avez une toute petite voix.

Oui ca marche

Cecile puis-je m’allonger un moment j’ai besoin de repos ? Pourrez-vous vérifier qu’il n’y ait pas des allées venues suspectes car nous allons être obligé de compromettre votre mari.

Ne vous inquiétez pas, il a le sens du devoir et ensemble vous déjouerez les plans de vos poursuivants. Il trouvera une solution.

Merci Cécile

Il est 15 h je règle ma montre sur 17 h. Deux heures de sommeil vont me redonner la pêche. Par contre la plaie que j’ai à la tête a dû s’ouvrir, je vais demander à Cécile de me soigner, elle est infirmière. De cette manière je ne tacherais pas ses draps.

Lorsque je me réveille j’entends une voix d’homme, je vais attendre car Cécile a peut-être une visite. J’ai moins mal au crâne. J’ouvre ma porte et j’aperçois l’homme du château de Vincennes. C’est bon la voie est libre. Il me voit et vient à ma rencontre.

Mrs respects Madame la Colonel

Appelez-moi Cécile, je n’ai pas encore eu le temps de m’habituer à mon nouveau grade. Votre femme vous a dit les ordres du Général.

Oui, j’ai eu une idée si elle vous convient nous la mettrons à exécution. Quand je suis rentrée il y a dix minutes j’ai vu des individus suspects et surtout leur Commandant.

Gwen ? Celui de ce matin ?

Oui, vous le connaissez

Oui j’etais avec lui jusqu’à ce matin, mais là je suis en électron libre.

Et je suppose que si vous m’avez offert en cadeau une balise c’est que vous n’avez nullement l’intention de vous jetez dans ses bras.

Vous ne croyez pas si bien dire.

A son sourire je vois qu’il n’est pas dupe et qu’il se doute qu’être garde du corps comprends des risques collatéraux.

Apres un repas excellent, nous avons mis au point ma fuite vers les Invalides au nez et à la barbe de Gwen et ses hommes. J’espère que je ne salirais pas mon costume de Colonel, je me cacherais dans le coffre de la voiture du Commissaire, pendant qu’à l’arrière sur la banquette sera couché son fils de 12 ans qui se plaindra si nous sommes obligés d’ouvrir la fenêtre. Maux de ventre violent, en espérant que Gwen ne propose pas ses services en tant que médecin.

Des l’entrée dans la cour à la sortie du parking souterrain il mettra le gyrophare ainsi que la sirène. En route nous serons rejoint par les motards de la gendarmerie. Jusqu’à l’hôpital Necker. Il faut tout prévoir minutieusement au cas où une voiture banalisée nous suivrait. C’est seulement dans l’enceinte de l’hôpital que je sortirais de ma cachette. J’ai fait des choses plus dangereuses et à 5 h du matin en compagnie des motards nous devrions traversés assez rapidement.

Apres avoir bien dormi, un café noir serré me voici à pieds d’oeuvre pour la dernière ligne droite. L’opération « Projet 50 » est dans sa phase terminale mais auparavant je dois assister à une cérémonie aux Invalides.

Le Commissaire a pris l’ascenseur pendant que je descendais les deux étages par les escaliers. Au sous-sol m’attendait le papa et son fils. Il installe son fils semi allongée mais attachée avec la ceinture. Cécile nous a suivi, Camille dort à poing fermé. Elle va refermer à clefs le coffre et Vincent son époux est déjà au volant. J’imagine qu’elle lui donne un dernier baiser et nous y allons.

A suivre…

L’inconnu du 7 h 12/11

Lorsqu’Edith leur a faussé compagnie Gwen n’a pu s’empêcher de lâcher un juron :

Sale garce, ton ex vient de nous crucifier, sous ses dehors de sainte nitouche et malgré que je l’ai envoyé au sol elle nous a bien joué la comédie.

Gwen et Dimitri, qui avaient faillis en venir aux mains ont bien été obligés de s’associer pour prendre en chasse Édith. Mais hélas elle avait bien réussis à les semer. Force leur a été de le constater.

Puis Gwen a dit à Dimitri qu’elle avait sur elle une balise qu’il avait été obligé de lui mettre selon les ordres du type qui l’avait appelé hier. Il avait la possibilité de changer la fréquence, du moment qu’il n’était pas avec son chef, il avait donc communiqué à Marie tout ce qu’elle avait besoin de savoir ayant appris par elle même qu’elle était féru de ses petits bijoux.

Une fois arrivé à la maison de Clément Marie avait branché un ecran spécial pouvant suivre l’itinéraire d’Édith. Rapidement elle avait téléphoné à Gwen pour lui dire l’emplacement exact où elle se trouvait. Tant qu’elle n’avait pas bougé, elle ne l’avait pas rappelé espérant qu’elle ne s’était pas rendue compte d’avoir cet espion dans le pendentif en forme de coeur que Gwen lui avait mis autour du cou pendant son sommeil.

Dimitri avait récupéré le sac d’Edith et avait laissé Gwen auprès de la gendarmerie plutôt que de la police. A lui de se débrouiller pour informer le chef des clones comme il l’appelait de l’absence d’Edith. Quant à lui il repartait rendre l’ambulance à Clément. Il rentrerait sur Paris dès qu’il en saurait mieux au sujet de la mère de son fils.

Gwen qui a réussis à convaincre une petite escouade de gendarmes du bien fondé de sa mission a son téléphone dans sa poche, c’est à ce moment-là que Marie communique à nouveau avec lui. Ce dernier vibre.

Gwen j’ai un signal, Édith a repris sa progression.

C’est par ses mots laconiques que Marie a raccroché. Marie s’était bien gardé de communiquer à Gwen qu’Edith avait un comportement étrange. Tantôt elle allait vite, tantôt elle se trainait et surtout elle tournait en rond.

Surtout qu’elle avait reçu un SMS de Dimitri lui disant d’éviter de détailler le parcours de son ex. Et elle ne recevait d’ordre que de Dimitri, elle rendait juste un service à Gwen. Elle se l’était tenue pour dit.

La petite famille s’approche des grilles de la sortie, Edith a les yeux fixés sur eux. La mère et la petite fille ainsi que son frère passent. Quant au papa il est contraint de s’arrêter et de décliner son identité. Edith voit son amant poser des questions.

Elle les imagine plus qu’elle les entend :

Bonjour Monsieur, que faisiez-vous dans ce parc ? Avec qui étiez-vous ?

J’ étais en famille avec mes enfants et ma femme, mais que ce passe-t-il ?

Avez-vous croiser une personne ?

Non à part les autres promeneurs.

Ne vous payez pas ma tête.

Écoutez si vous me disiez de quoi il retourne je pourrais vous aider je suis policier.

Ah ! Donc réfléchissez bien cher Confrère avez-vous croisé une femme pour ne pas la nommer.

Croisé non mais elle est venue en aide à ma fille qui était tombée.

Ah pouvez-vous me la décrire ?

Brune, yeux je n’ai pas prêté attention à la couleur de ses yeux.

Peu importe, donnez-moi sa tenue vestimentaire ?

Un jogging noir dont elle avait ôté la veste.

A part s’occuper de votre fille vous a-t-elle donné quelques choses ?

Rien pourquoi ?

Ne posez pas les questions, répondez aux miennes. Une fois qu’elle a relevé votre fille, réfléchissez bien avant de me répondre qu’a-t-elle fait exactement ?

L’homme réfléchit et lui dit, elle s’est adossée au vélo de ma femme.

Où est votre femme ?

Vos hommes viennent de la laisser partir car ma fille avait faim.

Au moment où Gwen va donner l’ordre de rattraper la mère de famille son téléphone sonne, il y jette un coup d’oeil, c’est à nouveau Marie. Que lui veut-elle ?

Allo Marie qu’as-tu de si urgent à me dire.

Elle n’est plus à la grille elle vient de repartir en direction de la bouche du Métro.

Ok mets-moi des SMS je vais être occupé pendant un petit moment. S’il y a un changement important, tu m’appelles mais je pense qu’elle nous a roulé dans la farine.

Elle a dû se rendre compte que tu lui avais mis ce pendentif, ce ne sont pas des pros ceux qui en veulent au projet 50.

Il lui hurle dans les oreilles : « elle dormait triple buse ».

Arrête de me crier dans les oreilles, je ne suis pas ton larbin. Et à l’avenir évite de m’insulter. Compris !

Ne te fâche pas

A plus tard

Excusez-moi, vous habitez loin ?

Non à une station de métro, ma femme aurait dû rentrer à pieds mais la petite doit être fatiguée.

Alors emmenez -moi

Je ne vais pas chez moi, je suis de permanence au commissariat. Je vous donne mon adresse, j’avertis ma femme, elle vous attendra au pieds de notre immeuble. Par contre le vélo va être mis dans notre cave. Dépêchez-vous si vous voulez arriver avant le métro.

J’ai une voiture qui va me prendre en charge, le mieux ce serait que vous m’accompagner. A quelle heure prenez-vous, vos fonctions ?

A 14 h, mais je dois récupérer des collègues, dites-moi plutôt ce que ma femme doit trouver dans les sacoches de mon vélo.

Pourquoi pensez-vous que cet objet se trouve dans les sacoches de votre vélo. Vous ne me cachez pas quelques choses ?

Lorsqu’elle s’est appuyée c’est le seul endroit où cette jeune femme a pu glisser ce que vous chercher. Ailleurs ce ne serait pas en train de marcher vers la station de métro la plus proche. Alors c’était quoi votre joujou ?

Un pendentif, je jouais à essayer un gps miniature et ma collègue m’a joué un tour.

Qui aime bien châtie bien. Vous la retrouverez votre chérie.

Gwen est déjà loin il n’a pas entendu la fin de la phrase.

Munie de l’adresse il attend la jeune femme avec deux vélos et deux enfants, la voilà qui arrive au bout de l’allée. Il s’approche d’elle, mais regarde ces SMS, c’est bon la rue correspond, rue de Vincennes.

Gwen n’en croit pas ses yeux, ce type était de mèche avec Edith il habite le même immeuble que Madame Martin et Edith. Coincidence ou connivence, la femme sera bien plus vite déstabilisée s’il la cuisine un peu.

Bonjour Madame

Mon mari m’a mise au courant, j’ai retrouvé le bijou de votre fiancée.

Ah merci énormément, vous habitez un joli endroit.

On commence tout juste à s’habituer

Vous zvrz emménagé récemment

Oui il y a 48 h c’est la raison pour laquelle mon époux a décliné votre offre. C’était à 14 h qu’il rencontrait ses hommes.

Oui je comprends, au revoir Madame.

Au revoir Monsieur

Excusez-moi avant que vous rentrez chez vous, dans quel appartement habitez-vous ?

Au troisieme étage

Merci

Il lui faut appeler Dimitri comment se fait-il que l’appartement de Madame Martin soit déjà attribué ? Mais les évènements ne lui en laissent pas le temps. Ricky qu’il a réquisitionné l’appelle

Chef, il.l’entend rire,

Arrete ne fais pas le guignol

Remarque ce que je vais te dire est fort drôle .

Gwen ne relève pas l’insolence du »Précieux  » comme le surnommait Edith, il lui demande :

C’est pour me dire qu’ Edith se paye ma tête d’avoir joué la fille de l’air. Dis lui que la récréation est terminée, que c’est maintenant que les choses sérieuses vont commencer.

Tu n’y es pas du tout, nous avons ratissé tout le parc floral, nous ne l’avons pas vu, par contre…

Accouche

Hum hum nous avons retrouvé sa veste de jogging accroché à un arbuste dans le jardin, sur une branche d’hibiscus.

Oui et alors cela ne me dis pas où elle se trouve.

Sauf que

Oui il faut te tirer les vers du nez.

Il y a un mot pour toi

Et tu l’as lu

J’étais bien obligé il était écrit :

 » Va te faire voir »

Gwen est indigné que celle avec qui il a dormi, caressé, embrassé le traite comme un vulgaire individu.

Mais ce qu’il agace encore plus c’est d’entendre le rire de Ricky.

A suivre…

L’inconnu du 7 h12/10

Dormir, je n’ai qu’une envie c’est dormir, mais celui qui me secoue ne le voit pas comme moi. Quoique voir n’est pas le mot, l’ambulance est arrêtée. Où ? Je n’en sais rien et on essaye de me faire revenir à la réalité, je suis si bien que j’hésite à montrer que je suis réveillée.

Enfin il ne me secoue plus, me releve la tête, surtout je ne dois rien laisser paraître, il glisse autour de mon cou une chaînette et me sussure à l’oreille  » en souvenir de nos bons moments passés ensemble ». Puis il me dépose un baiser sur les lèvres et dit :

Stop arrête toi !

La portière s’ouvre je sens une odeur de cigarette, c’est celle de Dimitri, et la voix de Gwen qui parle haut et c’est curieux il engueule son ami Dimitri. Tiens, tiens chacun son tour. Je vais me taire encore un peu pour savoir ce que ces deux-là ont à se reprocher. Pourtant la phrase de Gwen me trotte dans le cerveau. Je suppose que là s’arrête notre idylle.

J’entends leur conversation, elle n’est pas vraiment amicale.

A ton avis qui était le plus à même de lui filer un médicament toi son ex ou moi le médecin, qu’as tu à me dire ?

Que je connais très bien Edith, et que tu n’avais pas besoin de m’empêcher de lui donner ce produit à base de plantes.

Parlons-en de ta merde, passe moi le mot. De la valériane, tu l’as cultive dans ton studio parisien sur ta terrasse où les voitures polluent tout ce qui est à proximité.

Ce n’étais pas que de la valériane, il y avait du millepertuis, bien meilleur que cette drogue que tu lui as fait ingurgiter, regarde cela fait des heures qu’elle dort. Tu lui donnes un comprimé pour le mal de tête et tu m’avoue que c’est pour qu’elle dorme. Parfois je me demande si tu es l’homme intègre qui était sous les ordres d’Éric.

Même si Dimitri doute, là ça me réveille. Et je vais leur jouer la comédie de la belle endormie.

Ahhhhh je baille, je m’étire, je vois Dimitri et Gwen qui se précipitent vers moi.

Enfin ! Disent-ils en même temps

Et bien qu’y a-t-il ? J’ai bien dormi. Où sommes -nous ?

A Vincennes

Ah ! Ne devait-on pas aller à la gare du Nord ?

En fait nous n’avons pas besoin d’aller à la gare, c’est moi qui remplace celui que Marie vient d’emmener chez Clément. Je sais dans quel hôtel on descend, on va y aller de suite.

Et pourquoi sommes- nous à deux pas de mon appartement ?

Tu n’y es pas retourné ?

Tu veux dire depuis les évènements

Evidemment !

Explique-moi où j’étais ? Avec toi Gwen.

Depuis que je suis ton garde du corps, mais avant.

C’est du grand n’importe quoi les mecs, je fuyais Paris et vous imaginez que je serais revenu. Et comment ? Surtout pourquoi ?

Récupérez ce que ceux qui ont tués Madame Martin cherchaient.

Si seulement tu étais venu chez moi tu te serais aperçu que je n’avais strictement rien. Ni bibelots, ni livres. Rien.

Et ton fils n’avait pas de jouets ?

Ah les jouets sont des pièces à conviction, tu m’en diras tant. Remarque il avait des playmobil je pense que c’était un secret d’Etat.

L’éclat de rire de Dimitri met fin à l’interrogatoire de Gwen. Il a du le faire exprès pour me mettre la pression. Il en a pour son argent. Maintenant j’ai aussi deux mots à lui dire.

A mon tour, peux-tu me dire ce que c’est que ce médicament que tu m’as filé hier soir juste avant que nous partions. Et sous ses yeux ébahis je sors ce médicament rose qu’il m’avait donné.

Tu ne l’as pas pris ?

Non

Pourquoi tu te plaignais d’avoir mal à la tête.

Mal à la tête, j’en conviens, mais je n’avais nullement besoin de dormir. Qu’avais-tu à me cacher ?

Mais rien Edith

J’en doute et, justement je n’ai nullement envie d’aller me jeter dans la gueule du loup. Et sur ce… Salut Messieurs.

Je file à perdre haleine, il n’est pas question que j’aille voir ce type qui espère que son clone ( enfin pour moi Gwen) me saute. Je connais le quartier et je sais où je vais aller me réfugier.

Voilà j’ai semé deux as de la course, il y en a marre de ces mecs qui se prennent pour je ne sais qui. Je suis dans la cour du château de Vincennes. Ils peuvent arpenter les allées, cela fera bien longtemps que je serais loin.

D’abord je dois aller à l’hôpital des armées, mais je dois repasser par chez moi, récupérer mes papiers. Mon ex et mon nouveau mec , gloussement de ma part, ignorent que je suis toujours en service pour l’armée. Et qu’ils me doivent le respect ayant un grade plus haut qu’eux. Pour eux je suis caporal et cela me va très bien. Mais pour me rendre au chevet de mon Boss je dois m’habiller comme je le suis dans l’armée.

S’ils lisaient un peu plus le journal ils se seraient aperçu qu’il y avait non seulement l’annonce de cet Inconnu, mais aussi un entrefilet sur une banale affaire que nous avions mon Boss et moi définis ensemble au cas où le projet 50 tournait au fiasco.

Je me remémore l’unique message lu avant notre départ hier au soir :

« Tantine a pris son envol, son chat ne ronronne plus de plaisir. Viens me retrouver là où les soldats du roi croisaient le fer autrefois. »

Bien sûr que pour les non initiés cela ne veut rien dire. Tantine c’est moi, mon Boss c’est le chat. Son nom de famille c’est Chadau. Là où les soldats c’est l’hôpital où il se trouve en ce moment. C’est à l’Hôtel des Invalides. Devant l’esplanade autrefois on y croisait le fer. Munie de tous ses renseignements je dois attendre la nuit pour me glisser sans bruit dans mon appartement. L’incendie ayant été rapidement maitrisé. Les dégâts selon Dimitri sont peu important. La chambre quant à elle est intacte. C’est tout ce qui m’intéresse.

Je n’ai pas l’habitude de rien faire, je me serai bien rendue sur le lieu de mon travail, mais je dois attendre les ordres de mon Boss. J’en saurais plus dès demain matin. J’ai une pensée pour Gwen qui va être obligé d’aller à la rencontre des dingues, j’espère toutefois qu’ils ne lui feront pas de mal. J’ai passé d’excellents moments avec lui mais je ne l’aime pas. Mon cœur bat pour un autre. Mais pour l’instant seul le travail compte.

Les ordres sont clairs, rien ne doit filtrer, personne ne doit savoir que j’ai quitté le groupe. Et je ne dois pas me laisser surprendre ni par Gwen ni par qui que ce soit.

Je flâne dans les jardins, j’ai hyper chaud avec les vêtements que m’a fait enfiler Gwen. Pour passer inaperçue il m’a vêtu d’un jogging noir. Lorsque je me suis sauvée il y a maintenant plus de trois heures j’ai tout abandonné téléphone, argent, pièce d’identité. Tout. J’ai rien. J’ôte le haut du jogging et me retrouve en tee-shirt blanc. Ouf le soleil me brûlera moins. Je vais éviter de me mettre en short, je serais vite remarqué, le bas de jogging a au niveau des genoux une fermeture éclaire. Je pourrais l’ôter, mais je n’ai pas vraiment envie d’exposer aux rayons du soleil mes jambes blanches.

Il est midi trente je me décide à quitter les allees du parc du château, je me suis souvenue que Gwen a un moment donné m’a mis une chaîne autour du cou. On fait des joujoux très sophistiqués, je me demande si je n’ai pas une balise accrochée à mon cou. Il faut que j’en ai le cœur net. Je m’approche doucement de l’entrée principale et bingo il y a une escouade de gendarmes. C’est pour moi j’en suis certaine. Ce petit bijou que j’ai à mon cou marche que si je bouge. Le jeter dans une poubelle ne servirait à rien, par contre si j’arrive à l’accrocher ou a le déposer sur un passant, je pourrais observer ce qu’il se passerait.

Voilà que la chance me sourit, une fillette vient de tomber à vélo à mes pieds, je dégrafe ma chaîne et me penche vers la fillette. Son papa me remercie et j’en profite pour lui glisser dans la sacoche de son vélo ma chaîne. Après qu’il m’ait remercier je les laisse continuer leur promenade. Ils allaient rester au château jusqu’au retour de la maman qui visitait l’intérieur. J’avais devant moi environ trente minutes pour apprécier le spectacle. Une famille avec deux enfants cela n’irait pas loin. Puis le père se rappelera de moi. J’ai tout fait pour qu’il me remarque et ma description convaincra Gwen.

Après je devrais faire vite pour disparaître, mais je ne veux pas que cette famille soit embarqué, je me dois d’attendre. Sinon je me rendrais mais j’espère ne pas en arriver là. Je veux autant que Dimitri connaître celui qui trahis.

A suivre…

L’inconnu du 7 h 12/9

Mais pourquoi suis-je obligée de partir avec toi Gwen ? Je suis épuisée par les évènements, je ne travaille plus, mon projet n’avance pas. Je n’ai aucune nouvelle de mon Boss. Et là je dois me jeter dans la gueule du loup.

Nous sommes encore à table, j’ai la tête dans les mains, j’ai mal , une migraine carabinée et il faut que je me lève et que je m’habille et qu’en pleine nuit je rejoigne la gare du Nord. J’ai autant envie de partir que d’aller danser. Gwen se lève, s’approche de moi, se penche au-dessus de moi et me murmure à l’oreille :

Viens mon cœur nous avons encore un instant je connais un bon remède pour te remettre sur pieds, allez laisse toi faire.

Gwen rêve, comme si j’allais partir sans avoir eu des nouvelles de mon fils, s’il croit que me faire l’amour me rendra mon humeur docile. Puis après tout est-il vraiment celui qu’il dit. Et si lui était aussi un clone. J’aurais dû demander à mon frère de me donner une photo de son ami celui qui était dans son commando au Mali. Mais verrais-je une différence entre ceux que j’ai croisé chez mon ex et lui qui a réussi à prendre mon cœur.

Pourtant celui de la gare avait une différence, mais est-ce une coïncidence que celui que j’aime soit justement cloné. J’en suis là de mes réflexions lorsque Marie m’apostrophe :

Edith tu es train de t’endormir sur ta chaise, dépêche-toi nous partons dans deux heures.

Où est passé Gwen ?

Monte, il t’attends

Ce verbe monte m’hérisse les poils, je lui réponds

Monte ! N’importe quoi je ne suis pas une prostituée .

Excuse-moi je ne voulais pas t’offenser.

C’est bon t’inquiète je suis à fleur de peau.

Edith, je comprend ton angoisse pour ton fils. Je suis une maman aussi, ma fille a six ans.

Ce qu’elle me dit me fait chaud au cœur, c’est une maman tout comme moi. Au lieu que je me la mette à dos, j’ai intérêt à la mettre dans ma poche. Demain elle sera la belle-mère de mon fils quand il ira chez son père. Aussi je la prends dans mes bras et lui dit avec un clin d’œil.

Je monte, protège ma retraite, et je crie à la cantonade, attention restez en bas ça va swinguer.

Dans la chambre Gwen est au téléphone, il met un doigt sur les lèvres, je ne dois faire aucun bruit il est censé être seul. Puis il met son téléphone sur haut parleur. Et j’entends les ordres qu’il reçoit de son mystérieux correspondant.

« Donc tu m’as compris, quand la femme Mahusier se pointe tu l’emmènes au BandB, puisqu’elle croit que tu es amoureux d’elle tu la sautes ça nous est bien égal. Le principal c’est qu’elle soit docile. Tu dois te débrouiller pour que l’on sache qui est son fiancé du moment pour que nous puissions la menacer en lui laissant croire que nous l’avons kidnappé. En plus nous avons son môme, elle devrait rapidement se mettre à table. Nous viendrons te chercher vers midi, tu auras bien le temps de te la payer. Attention tu ne dois lui faire aucun mal. Et si tout se passe bien tu auras ton fric. Après c’est comme tu veux où tu restes ou tu quittes la scène. Compris

Oui chef

Parfait bonne baise

Et Gwen éclate de rire et raccroche.

Je ne sais quoi dire, pourquoi Gwen a eu ce drôle d’appel. Je ne comprends pas tout, et lorsque je vois Gwen s’avancer vers moi, je recule, je pense que je suis déjà à la merci de cette bande de fous. Et dire que j’aime cet homme. Le désespoir m’envahit et je deviens hystérique. Je me jette sur Gwen et lui balance deux gifles.

Il me saisit les poignets et à son tour me file une claque, cela me fait retomber ma crise de nerf. A la porte il y a Clément qui se met à crier après Gwen en lui disant :

Bon sang mon vieux maitrise-toi, qu’est-ce que c’est que cette folie, pourquoi as-tu giflé la soeur de notre ami ?

Gwen ne s’en laisse pas conter et lui dit, ça y est j’ai eu le contact du mec du train. Son Boss vient de m’appeler et Edith m’a pris pour le traite.

Explique lui et ne trainez pas, tu dois encore rencontrer ton informateur et Marie doit nous le ramener ici. Après je ne sais trop ce que nous en ferons.

Cuisinez-le davantage c’est le mot d’ordre de Dimitri.

Il t’a appelé

Oui juste avant le Boss des clones, en plus personne n’a encore vu sa tête, j’espère qu’une chose que ce n’est pas mon frère Yves qui est à la tête de ses malades.

Tu penses qu’il va te confondre

Dix-sept ans que nous nous sommes pas vu. On a changé. Nous verrons bien. Dimitri tu peux descendre je m’occupe d’Édith.

Je suis assise contre le montant du lit ou la claque de Gwen m’a envoyé valser. Il n’y est pas allé de main morte. En plus je vois trouble je me suis tapée au montant du lit en fer.

Gwen ne m’a pas adressé un mot, il semble réellement fâché, il est vrai que j’ai encore douté de lui. Mais c’était incompréhensible, jamais je n’aurais pensé que l’inconnu du train se serait mis à table aussi facilement. J’entends la douche coulée, d’habitude nous la prenons ensemble. Je me suis mise dans un sale pétrin. Comment vais-je faire pour qu’il me pardonne ?

La douche ne coule plus, je suis seule dans la chambre, où est passé l’homme que j’ai dans la peau, j’ai les oreilles qui bourdonnent, j’ai mal à l’arrière du crâne, tout devient noir. J’entends comme dans un brouillard un cri, puis plus rien.

Lorsque j’ouvre les yeux il fait noir, il n’y a pas un bruit. Je ne sais pas où je suis. Dès pas s’approchent, je sens le parfum de Dimitri comme c’est bizarre pourquoi mon ex est là.

Edith, Edith,

Pourquoi leur répondre, je vais les laisser mijoter, je suis une proie, donc si je ne sers que d’appât, autant leur laisser croire que l’opération est annulée. Et là j’entends mon ex passer un savon magistral à Gwen. Bien que j’ai mal à la tête cela me réjouit.

Et maintenant tu te débrouilles pour que vous puissiez partir d’ici une heure au plus tôt, si cela te demande plus je dirais qu’il est 22 h, passé minuit ce sera trop tard.

Bien chef

« Ta gueule » fais-en pas trop.

Dimitri pose ses lèvres sur ma joue et dit tout bas pour éviter que Gwen l’entende :

Sacré comédienne ! Je ne me fais aucun souci pour toi, tu vas t’en sortir comme une chef.

Gwen s’assoit au bord du lit, il ignore que j’ai suivi l ‘ engueulade et entendu sa réponse. Et là colère dissimulée de Dimitri dans sa réplique. Je n’ouvre pas encore mes paupières mais je l’observe, il a allumé une lampe et il est bien ennuyé, il ne sait pas comment me réveiller. Allez c’est à moi de lui montrer que je vais mieux.

A peine je bouge la tête que je vois une multitude d’étoiles, et bien il ne m’a pas raté, ça commence mal notre idylle.

Gwen

Pardonne moi Edith je me suis comporter comme une brute, jamais jusqu’à aujourd’hui je n’avais frappe qui que ce soit, mais toi tu as la main leste. C’est tout de même la deuxième fois que tu me frappes car tu n’as pas assez confiance en moi. Crois-tu que mes camarades de commandos me prendraient pour mon frère ou penseraient que je suis clonée.

J’ai mal à la tête

Pardonne-moi je vais te donner un médicament, n’oublie pas que je suis médecin.

Il se penche sur moi et ses lèvres prennent ma bouche, hélas j’ai tellement mal que je gémis mais de douleur. Attentif à m’avoir aimé il ne confond pas mon gémissement de douleur à celui du plaisir. Il se relève et m’apporte un médicament que j’avale. Il m’aide à m’habiller car j’ai des gestes plus que lent. Puis en me regardant dans la glace je me trouve un sale air. Tant pis nous y allons. Il est à peine 23 h.

En bas il y a Dimitri, Marie, Clément et Tim. C’est avec Dimitri et Marie que nous partons pour Paris. Elle reviendra avec le clone Numéro 3. C’est ainsi que nous les avons surnommé, dans l’ordre de leur apparition.

C’est une ambulance qui nous emmène, c’est plus facile pour moi d’être allongée. Dimitri conduit avec Marie comme passagère, quant à Gwen il est assis à côté de moi comme bon professionnel. Je leur demande où ils ont trouvé ce véhicule ?

En fait nous avions pensé te donner une drogue pour que tu puisses dormir allongée, mais ton amour a préféré une manière plus rapide et plus brutal. Le véhicule appartient à Clément qui veut le retaper pour en faire un van.

Je suis vexée, mais je n’en laisse rien paraître car je sens mes paupières s’alourdir et je sombre dans un sommeil peuplé de cauchemar.

A suivre…

L’inconnu du 7 h 12/9

Eric nous a rappelé vers 23 h, ma mère a été relâché sur le Continent vers un hôtel de Quimper. Ils détiennent toujours mon fils.

Depuis des heures je ne comprenais pas la raison pour laquelle ils avaient été retrouvés au fin fond d’un îlot qui avait une dizaine d’habitants. C’est Éric qui m’en a donné l’explication.

Depuis trois jours Hugo se plaignait des oreilles et le médecin le plus proche était celui d’Éric, aussi accompagné de notre mère ils s’étaient rendus tous les trois à une consultation. C’est en rentrant à pieds vers le port après avoir pris des gouttes pour Hugo à la pharmacie qu’un type barraqué avait par surprise déstabilisé mon frère qui avait lourdement chuté sur la chaussée.

La scène s’était déroulée fort rapidement Trois autres hommes avaient surgis d’un camping car et un avait ceinturé ma mère alors qu’Eric avait reçu un coup sur la tête, en revenant à lui, il était ligoté en hauteur sur un lit. Pour Hugo, une jeune femme s’était approché de lui, viens on va voir maman lui avait-elle dit et c’est très docilement qu’il était monté.

Un des hommes avait demandé à Eric de m’appeler puis la suite nous la connaissons puisque j’avais pu parler à mon petit garçon. Ce que j’ignorais c’est que pendant que mon enfant me parlait il faisait descendre mon frère et ma mère en plein Quimper. Le camping car était parti en direction de Brest, ma mère avait eu le temps de communiquer la plaque d’immatriculation.

Eric me laissant le soin d’appeler le père de mon fils. Quant à lui il est reparti récupérer mon père et va prendre un hôtel sur le Continent. Des barrages ont été mis en place sur les routes du Finistère afin d’intercepter le camping car.

Dimitri après mon appel est resté silencieux puis il a demandé à Momo et Tom de le rejoindre en urgence afin de mettre tout en oeuvre pour rattraper rapidement ces fous. La description faites par ma mère étant assez précise ils ont rapidement pris en chasse le camping car. Aidés en cela par toutes les gendarmeries et polices positionnés à plusieurs endroits différents.

Aucun tir ne devait se faire, la vie d’un enfant était en jeu. Soudain à un village le camping-car s’arrête, la porte de la cellule s’ouvre, personne ne bouge, l’ordre est donné d’attendre. Un enfant hurle :

J’ai bobo Maman je veux Maman j’ai bobo aux oreilles.

Eric et Dimitri se retiennent de se jeter sur la jeune femme. Elle emmene Hugo à l’intérieur d’une pharmacie. C’est à ce moment-là que le camping-car est encerclé par le GIGN.

Dimitri et Éric rentrent dans la pharmacie, dès qu’Hugo les voit, il se précipite vers son père en lui criant :

Papa j’ai mal aux oreilles.

La femme fait mine de s’en aller. Mais à la porte elle est arrêtée par les gendarmes de Camaret. Dans le camping-car deux hommes avec la tête de Gwen, cette histoire est nauséabonde et vire au cauchemar pense Dimitri. Il emmène les deux hommes et la femme, espérant qu’elle sera plus loquace. Eric, Hugo et mes parents retourneront dans l’île. En espérant que notre fils n’ait pas d’autres problème médicaux.

Une cellule de crise a eu lieu à la suite du kidnapping raté et l’opération « Projet 50 « est mis en place.

Un des hommes qui a subi différentes opérations s’est mis à table. Il a décliné sa véritable identité. Nous n’en savons pas plus. C’est la dernière nuit que je dors avec Gwen, il doit partir au petit matin se jeter dans la gueule du loup pour découvrir qui veut m’enlever, en espérant qu’ils ne seront pas les premiers à me découvrir.

Il doit prendre la place du faux Gwen, je trouve que tout cela est fort compliqué. J’aurais dû rentrer chez moi et me laisser emmener par l’inconnu du 7 h 12. La soirée se passe calmement jusqu’à un appel téléphonique de Dimitri qui nous annonce que l’opération est déclenchée.

Mais j’ai l’immense surprise d’apprendre que je pars avec Gwen, Marie me file le journal du soir et ce que je découvre me donne des ailes.

Bonjour ma belle endormie, après notre rendez-vous raté nous nous retrouverons demain au même endroit. Soyez discrète et passez inaperçue.

A suivre…