L’autoroute de tous les dangers /16

Etrange…Etrange…

Qu’est-ce qui te tracasse dans le fait qu’ils se soient arrêté de parler en ta présence ?

Justement c’est cela qui me dérange. Comme si ils avaient une chose importante à me cacher.

Nous sommes sur une enquête qui nous a pris des mois, que dis-je deux ans ? Nous sommes à fleur de peau. Le moindre rien nous met en alerte.

Non Julie je sens roder autour de nous des forces maléfiques. Mes sens sont tous en alertes. J’ai dû louper quelques choses. Le Colonel veut que nous rentrions, nous allons faire le point avec nos équipes respectives.

Séparément, on va se répéter.

Non ensemble . De plus l’arrestation d’Hugo est resté secrète. Ils ne peuvent pas savoir que j’ai pris sa place. Et mon père n’est jamais arrivé à nous reconnaître.

Et pour ce qui est des différences moi j’en connais une.

Silence ! ( Petit rire)

Mon amour est plus que gêné devant mon allusion à son anatomie.

Tss Julie, c’est un tout petit détail.

Justement, lorsque je doutais tantôt j’aurais dû te demander de te déshabiller.

Tiens pourquoi ne l’as tu pas fait ?

En fait je n’en sais rien, c’est qu’au fond de moi j’étais certaine que c’était toi.

Mon amour me prend dans ses bras et m’embrasse. J’entends tousser discrètement puis finalement on me tape sur l’épaule et en face de moi sur sa chaise roulante manuelle j’aperçois le père des jumeaux.

J’interpelle Théo en ayant bien soin de lui dire : Hugo je pense que ton père veut te parler.

Merci Mademoiselle, si vous pouvez aller vous promenez je voudrais m’entretenir avec mon fils seul à seul.

Théo est un tant soit peu gêné que son père me congédie, mais je n’en fais pas cas. C’est sûrement un problème personnel. Cela fait deux heures que Théo et son père se sont enfermés dans le bureau. La porte est fermée ce qui a fait râler sa mère, elle est venue me déverser son angoisse concernant son fils Hugo et m’a avoué avoir dit à son mari la vérité sur notre prétendu mariage.

Alors là c’est la catastrophe, mais Théo devait bien savoir que tôt ou tard ça se saurait. Après l’enquête, bien entendu que tout aurait été parfait. J’ai attendu jusqu’à 17 h et j’ai enfin vu sortir Théo fort en colère, il m’a pris par le bras et sans dire au-revoir à personne nous avons franchis en voiture le grand portail blanc.

Il n’a pas desserré les dents durant tout le trajet. Nous nous sommes rendus jusqu’au Commissariat, juste avant de sortir il m’a dit : mon père savait qu’Hugo a été arrêté.

Il doit y avoir une taupe dans le service, et es-tu certain que personne ne sait que tu es au SRPJ de Lyon et que sur cette enquête exceptionnelle police et gendarmerie ont marchés main dans la main.

Je ne pense pas que ce soit une taupe, c’est l’avocat de la famille qui a communiqué ce matin avec mon père.

Ah je préfère. Mais pourquoi es-tu resté plus d’une heure en sa compagnie.

Car l’avocat de mon père a appris que j’étais dans la police. Et, il a fallu que je calme mon père en lui disant que je n’avais rien à cacher et que je me fichais complètement des cosmétiques. J’ai crû qu’il me claquait dans les doigts.

Et, c’est tout ?

Non, il m’a passé un savon pour lui avoir laissé croire que je faisais le tour du monde. Et m’a demandé aussi qui tu fréquentais. Je lui ai dit moi, Hugo vous a joué un sale jeu. Mais il n’était pas convaincu et a ajoute :  » sale traître ».

Ton père a osé te dire ça. Il est temps de démasquer les coupables sinon on court tout droit à la catastrophe.

J’ai donné des ordres pour que l’on arrête Jean-Ba et mon cousin Arthur, mais hélas ils ne sont plus là et la femme de Jean-Ba a rejoint l’Allemagne pour se rendre chez ses parents.

C’est étrange…

Par contre j’ai mis un traceur sur la voiture de Jean-Ba c’est ainsi que j’ai su que sa femme avait pris un avion pour Düsseldorf. Mais Jean-Ba est toujours en voiture. Et il est parti sur l’autoroute du Sud. Possible qu’il soit accompagné d’Arthur.

Vivement que l’on coffre toute la bande.

A suivre…

L’autoroute de tous les dangers/15

En route vers le dénouement 1-3

Nous voici auprès des convives des parents des trois enfants Leyrieux, les jumeaux et Charlotte.

Théo a parlé avec sa sœur, je me demande ce qu’elle a compris, elle est comme une épée de Damoclès suspendu au-dessus de notre tête. Si elle se pend au cou de son frère qu’elle adore, notre duo est démasqué. Pour l’instant tout se passe bien, elle boude dans son coin, je ne sais sur quels pieds dansés. Est-ce que je dois aller vers elle ? Ou est-il préférable que j’en reste éloigné, cette jeune fille aux allures de bébé est une bombe à retardement.

Théo me fait signe, la reine-mère veut contempler ma bague, elle s’extasie sur le goût de son fils, mais toutefois elle semble contrarier. Qu’est-ce qui peut bien la perturber? Décidément cette famille est une véritable énigme pour moi. A-t-elle flairé le jeu de dupes que nous faisons vivre à tous ceux qui sont présents ?

L’apéritif va être servi sur la terrasse et tout le monde est invité à s’y rendre, c’est à ce moment que nos téléphones sonnent. Nous nous éloignons et prenons chacun notre appel qui émane de personnes différentes.

Capitaine, mes respects, ce n’était pas une perte de contrôle naturelle si je puis dire pour l’accident, mais Mademoiselle Mélodie de la Feuillantine a été assassinée.

Elle a reçu en pleine tête une balle d’un fusil de chasse. Balle analysée par la balistique, c’est du gros calibre, elles servent à tuer les sangliers.

Quelle horreur ! Est-elle morte sur le coup?

Oui, une balle de cette nature vous fait du dégât. La balle n’a pas été retrouvée dans son crâne mais fichée dans la vitre. Elle est entrée d’un côté sortie de l’autre.

Théo vient d’avoir la même information, plus une autre qu’il juge importante à m’en faire part rapidement. Il m’apprend que son frère Hugo est d’une part non coupable dans cet assassinat mais par contre qu’il a été arrêté au moment où il allait rentrer dans la propriété de Stéphane. Il est en garde à vue.

Et Stéphane ?

Introuvable, il n’était pas à son domicile.

Possible que ce soit lui qui est appuyé sur la gâchette. Il a surement senti sa femme sur le point de tout avouer.

Je pense plutôt qu’il a quitté l’Hexagone.

Tu m’as bien dit que tous les aéroports étaient sous contrôle et que pour passer dans les mailles du filet il fallait être excellent.

Mais nous n’avions pas la possibilité de contrôler tous les aérodromes.

Il nous a échappé ?

Je n’ai pas dit mon dernier mot. Il a une maison à Saint-Barth, c’est toujours en territoire francais. Il suffit de surveiller sa propriété et il sera arrêté.

Il y a une chose que je ne comprends pas, ta mère ne vous a jamais différencié toi et ton frère.

Et toi y arrives-tu ?

Théo doit voir la panique sur mon visage car il m’enlace et me couvre de baisers. Je me sens rassurée c’est bien Théo, son jumeau ses baisers sont toujours brutaux. Pour lui les femmes c’est en conquérant qu’il les a.

Je te taquinais, c’est bien moi.

Oui, j’en suis certaine, mais cela ne me donne pas une explication pour ta mère, elle vous a porté, et rien.

En es-tu bien sûr ?

Ah cette contrariété sur son visage c’était pour ça, elle te l’a dit

Oui

Je ne m’en suis pas aperçue

En fait elle m’a dit où est Hugo et pourquoi jouez-vous cette comédie à cette jeune fille. Qui de vous deux l’a épousé ?

Que lui as-tu répondu ?

Aucun maman, mais prochainement c’est moi qui vais l’épouser.

Je me demande si elle était contente, elle m’a paru glaciale et insensible.

Ma mère a un rang à tenir, mais j’ai bien peur qu’elle tombe bien bas quand elle va découvrir ce qu’Hugo a fait.

Et pendant que personne ne nous dérange, le Colonel m’a appris quelques choses concernant ta jumelle et toi.

Ah que t’a-t-il dit que tu ne saches déjà.

Non tu ne m’avais pas dit que ta soeur s’appelait Virginie et que le soir du drame elle avait dit à mon frère qu’elle se nommait Julie.

Tu as pensé que je me vengeais

Oui en quelques sortes. Je ne comprenais pas pourquoi mon jumeau dans ses lettres t’appelais Virginie et non Julie.

J’avais peur que ce prénom lui évoque ce drame.

Bien joué Julie.

Et mon seul amour m’embrasse devant les invités car tout en devisant nous les avons rejoint. Mais je vois leur père en pleine discussion avec le Majordome, Jean-Ba et un individu que je n’avais pas vu hier. Théo serre les poings, c’est étrange, d’autant plus qu’il me laisse et part à grande enjambée vers ce trio.

Je le voit taper l’épaule de cet homme beau garçon de surcroît, j’espère qu’il me présentera, il discuté et ne me fait pas signe de le rejoindre alors j’en profite pour prendre une coupe de champagne, lorsque brutalement une main féminine me saisie la mienne et me dit :

Lorsque l’on est enceinte on ne boit pas d’alcool,

Je lève les yeux et voit la mère des jumeaux qui me fixent d’un air contrarié.

Moi, mais je ne suis pas enceinte, vous confondez avec Mélodie.

Non ma chère, il est possible que vous n’en soyez pas consciente mais vous l’êtes.

Et vous êtes devin ?

Non très observatrice et j’étais gynécologue obstétricien, j’ai l’habitude.

Je ne sais pas quoi lui dire, je me sers une orangeade et m’éloigne. J’avais un stérilet ne voulant pas d’enfants d’Hugo. Il y a deux mois j’ai prétexté un voyage en Italie, et j’ai retrouvé Théo pour une semaine. J’espère de tout cœur que ce petit être est de lui.

Enfin voici Théo, comment vais-je lui dire cette nouvelle qui aurait pu être heureuse et qui risque de nous gâcher notre joie d’être enfin ensemble après cette enquête.

Que ce passe-t-il ? La question fuse de nos deux bouches mais pas pour la même raison.

Toi parle moi ? Qui est cet homme ?

Mon cousin le fils du frère de mon père

Et ? Tu penses que ce serait lui le cinquième ?

Oui, rappelle toi ce que ta soeur disait lorsque vous l’avez retrouvé dans ce fossé à moitié nue.

Et pleine de sang, je m’en souviens comme si c’était hier. Mais non je ne me souviens pas. Que veux-tu que je te dise?

Réfléchis, rappelle toi, je viens de faire le rapprochement. Mon cousin s’appelle Arthur et…

Oh mon Dieu ! Virginie ne faisait que dire  » c’est la ture et go », en boucle elle répétait ça, ce qui pour nous ne pouvait avoir aucun sens. Et comme depuis elle est murée dans le silence, jamais plus elle n’ a pu dire où se souvenir de quoi que ce soit. Si je suis ton raisonnement elle voulait dire :  » c’est Arthur et Hugo »

Oui, j’en suis certain, de plus Arthur est sorti de prison depuis quinze jours pour un viol, la victime s’est rétractée mais il avait fait deux mois de préventive.

Tes parents l’ont invités ?

Non, il vient d’arriver, mais choses étranges ils se sont arrêté de parler quand je suis arrivé à leur hauteur.

A suivre…

L’autoroute de tous les dangers/14

En avant vers le dénouement 1-2

Dis moi Théo peux-tu me donner la phrase que je t’ai donné au début de notre enquête.

Pourquoi me demandes-tu ça Julie ? Tu as peur que je sois Hugo.

Écoutes, tout s’embrouille dans ma tête, je préfère que tu ne tergiverse pas, donne la moi sans réfléchir.

« Parce que c’était lui, parce que c’était moi ». On trouve cette phrase dans Les Essais de Montaigne. Et aujourd’hui je comprends mieux la raison pour laquelle tu me l’as donné. Lui mon jumeau Hugo ou moi Théo nous sommes intimement mêlé à ta vie.

Bon, jamais Hugo m’aurait récité Montaigne, il est sur la littérature à des milliards d’années lumière de toi.

Peux-tu me dire Julie comment as-tu pu faire l’amour avec mon frère ?

En Seras-tu plus heureux ou désespéré ?

Je ne sais pas, mais bon sang tu es mon amour, arrêtes de rire.

Si tu voyais ta tête je te jure que tu es jaloux, mais lorsque nous faisions l’amour je ne voyais que toi, c’est bien pour ça que dès le début je t’avais donné cette phrase. Elle résume cette enquête, j’ai pu être à fond dans notre enquête car tu es une pointure à la SRPJ de Lyon et travaillé en binôme avec toi était une chance inouïe

Combien de mes collègues auraient bien aimé être à ma place ?

Tu t’es porté volontaire

Bien sûr, profitons de la largesse de tes parents et prenons ensemble ce petit déjeuner. Miam tout ce que j’aime : bacon, oeufs, café noir, nuage de lait, jus d’orange pressé.

Tu penses m’enumérer tout ce qu’il y a sur la table car tu as oublié ceci.

C’est à ce moment que Théo sort sur la terrasse et me rapporte 13 roses rouges.

Ôte cette bague qui est à ton doigt.

C’est paraît-il celle de ta grand-mère.

Tu as raison d’émettre un doute c’est une bague qui a été volé lors du casse de la plus grande bijouterie de Paris, place Vendôme. Cette nuit je suis repassé par la gendarmerie et j’ai vérifié la liste de ce qu’il avait été volé et cette bague avec son émeraude y figure.

Tu crois que c’est ton frère qui a fait ce casse. Je pense plutôt qu’il l’a acheté à un revendeur.

Impossible tous les bijoux ont été répertoriés et ce casse a fait grand bruit, personne ne s’est aventuré à les écouler.

Et bien violeur et voleur il s’est recyclé mais est toujours un malfrat.

Donne moi ta main

Pour ?

Pose pas de questions ( un sourire malicieux lui effleure les lèvres)

Lorsque nous bouclerons cette enquête acceptes-tu de devenir ma femme.

Je laisse Théo me passer cette magnifique bague de fiançailles serti d’un rubis et de minuscules pierres précieuses. Et je me jette dans ces bras.

Hélas nous ne pourrons pas concrétiser car le téléphone professionnel de Théo choisis ce moment pour nous arrêter dans notre élan amoureux.

Oui, ici le Commandant Théophile Leyrieux je vous écoute mon Colonel.

Le Colonel en personne qu’est-ce qui va encore nous tomber sur la tête ?

Oui, oui

Théo n’est pas très loquace mais je vois son visage qui change. Il raccroche et prononce ces quelques mots :

Mélodie a quitté l’établissement où cette nuit on pensait l’avoir enfermé et elle vient d’avoir un accident de la circulation à quelques kilomètres d’ici. Elle a perdu le contrôle de la voiture qu’elle a volé et s’est enroulée autour d’un arbre. Les pompiers sont en train d’essayer de la sortir. Le Colonel ignore si elle est morte ou vivante.

On y va

Non, le Colonel m’a juste dit d’appeler un taxi pour mon indic et nous deux nous allons continuer à jouer au parfait petit couple. Mais cette fois nous sommes amoureux fou l’un de l’autre.

Attends si ta mère qui voit tout a repéré ma bague hier, que pourrons-nous lui dire?

Je t’en ai acheté une pour la semaine et l’autre pour le weekend.

Et elle va mordre à l’hameçon ?

Oui car elle ne t’a même pas complimenté sur la beauté de ta bague, donc elle n’a pas dû y prêter attention.

C’est vrai, cela m’avait etonné

Allez viens il est bientôt 13 h nous allons rejoindre les autres.

Attends je dois remettre l’alliance d’ Hugo

Heureusement que tu penses à tout.

Moi, je pense surtout à toi et à notre future vie.

A suivre…

L’autoroute de tous les dangers/13

En route vers la vérité

Lorsque j’ouvre les yeux c’est à nouveau un bruit insolite qui m’a réveillé. Hugo est en train de fouiller mon bagage, heureusement que j’ai caché mon revolver sur la terrasse dans une niche que m’a montré Théo.

Tu joues à quoi ?

À rien tu devrais dormir il est Tôt !

Quoi je dois dormir pendant que tu me fais les poches, et si tu me disais ce que tu cherches je pourrais peut-être t’aider.

Au même moment j’allume le lampadaire et j’aperçois Hugo nu comme un ver qui a vidé ma valise sur le sol.

C’est quoi ce bazar, tu joues à quoi ? Que cherches-tu ? Tu ne me fais plus confiance

Non, enfin si je te fais confiance mais Mélodie m’a dit que tu avais un pistolet.

Moi, j’avais un pistolet, c’est du grand n’importe quoi. Elle a pris ses désirs pour des réalités.

Tu n’as pas mis un pistolet sur la tempe de Stéphane.

Non ce que je lui ai mis par contre c’est ma bouteille de parfum, la noire sur la tempe, alors il est possible qu’elle ait confondu.

Excuse-moi, ça m’a paru étrange mais j’ai voulu en avoir le coeur net. Déjà cette batte de base-ball d’où elle sortait ?

Tu m’as vu arrivé avec une batte, non je ne pense pas, alors Mélodie a dû la trouver dans sa chambre. En tous les cas il n’y avait rien dans la nôtre.

Pardon mon amour, j’aimerais que tu viennes dans mes bras j’ai trop envie de te faire l’amour.

Excuse-moi Hugo tu me prenais pour je ne sais qui, tu fouilles ma valise, tu m’accuses d’avoir une arme ou d’en avoir fourni une à Mélodie et maintenant tu voudrais que j’écarte les cuisses, non merci je vais dormir. Et surtout n’essaye pas de me prendre par la force.

Pardon mon Amour.

Arrête tu m’agace, dors.

Je tourne le dos à Hugo et feint de dormir, je suis curieuse de voir ce qu’il va faire. Finalement c’est lui qui s’endort avant moi. Je me laisse glisser à mon tour dans les bras de Morphée.

Lorsque j’ouvre les yeux, je regarde ma montre il est 9 h. J’ai à peine dormi quatre heures. Je vais rentrer chez moi, enfin au poste de police. Hugo n’est pas dans la chambre. Où est -il passé ?

Tiens il m’a laissé un mot. Voyons voir ce qu’il a écrit :

Ma toute douce, je profite que tu sois profondément endormie pour foncer chez Stéphane et voir si tout va bien entre Mélodie et Lui.Sonne le Majordome de mes parents ils t’apporteront tout ce que tu aimes. Je pense être de retour vers midi. En attendant fais toi belle.

Je vais en profiter pour me sauver, prendre la poudre d’escampette je ne peux plus les supporter, mais tant qu’à faire autant prendre un bon petit déjeuner. Je vais pour sonner, c’est à ce moment que j’entends un coup discret frappé à ma porte.

Oui qui est-ce ?

C’est Théo ouvrez-moi

Théo mais que fais-tu là ?

Chut laisse-moi entrer.

Qu’as-tu à me dire et pourquoi es-tu revenu ?

Il y a du nouveau

Ah pour qui ?

Jean-Ba et Mélodie et…

Au fait ton frère cette nuit cherchait mon arme.

C’est Mélodie qui a dû le lui dire, tu l’avais mise où je t’avais conseillé

Oui, merci. En parlant de Mélodie où est-elle ?

On l’a transporté à Sainte Rose une maison pour handicapés mentaux. Elle est devenue hystérique lorsque Jean Ba et mon frère ont voulu qu’elle parte. Ils ont fait appel au 15. Et j’en ai été avisé ce matin.

Ne me dis pas qu’elle sera jugé irresponsable

Nous n’en sommes pas encore là. As tu déjeuné ?

Non, où est Hugo car je t’observe et je vois que tu es habillé comme lui.

Hugo est en lieu sûr.

Ce qui veut dire ?

Que je vais me faire passer pour Hugo jusqu’à ce que j’en sache davantage.

Sur ?

Sur les derniers événements qui se sont produits cette nuit. Tu es certaine que lorsque Steph est parti il était dans le cirage.

Oui c’est ce que j’ai vu, bon il a pu nous jouer la comédie, mais il pissait le sang.

Je pense que c’était une diversion.

Pourquoi ils nous ont découverts.

Non pas que je sache mais Jean-Ba cette nuit c’est présenté au poste de police et a dit qu’il avait des aveux à faire.

Et ?

Rien !

Comment ça rien. Il n’a rien dit.

Non car il a pris une crise cardiaque, enfin l’autopsie nous dira si c’était bien une crise cardiaque et non un assassinat.

Ils étaient six qui ont violé ma sœur. Jean-Ba, Stéphane, Hugo, Mélodie , ça fait quatre qui sont les deux autres ?

Tu es certaine pour mon frère.

Oui lorsque Julie t’a vu, elle s’est mise à trembler, tu es la copie conforme de ton frère tu ne peux pas le nier.

Julie, crois tu que ta sœur un jour comprendra que je suis juste son jumeau et que je t’aimes.

Nous n’en sommes pas encore là, mais nous y arriverons. Et toi comment vas-tu pouvoir oublier celui dont tu es l’autre moitié, ton autre toi ? Y arriveras-tu ?

J’espère, sinon nous partirons au bout du monde. Ou alors j’ai tourné ça dans ma tête, je changerais mon visage.

Oh !!

A suivre…

L’autoroute de tous les dangers /12

Un danger imprévisible

Et zut, il a fallu que je mette le pieds sur la fameuse latte dont Hugo m’avait parlé, j’entends ce bruit qui se propage malgré la musique qui provient du bas.

Il m’en a fallu du temps pour me débarrasser de ma femme, quelle conne, la voilà prise de remords mais pourquoi Jean-Ba et Hugo sont venu lui parler de ce passé qui me colle aux basques depuis bientôt trois ans. L’affaire est close, nous n’avons pas été inquiété, la gamine n’a pas dû pouvoir nous décrire. Quant à l’autre en la ramenant chez elle ce n’est pas ma faute si prise de panique elle s’est enfuie sur l’autoroute. Mais auparavant j’ai pris mon pieds. Je n’ai même pas regardé les journaux morte ou vivante, je l’ignore encore cette nuit.

Faut dire qu’elle a aimé ça au début c’est lorsqu’Hugo et Jean Ba se sont pointé que cela à virer au drame. Ces deux imbéciles ont voulu profiter d’elle alors que je me rhabillait, elle n’était pas dans une position pour refuser, mais ces deux niais l’ont violé. J’entends encore ces cris et ce soir ils me cassent les burnes avec leur vague à l’âme.

Bien sûr que Jean-Ba n’a pas envie que cette histoire viennent enrayer le mécanisme bien huilé de sa vie de petit bourgeois. Le roi de la saucisse, entre nous sa saucisse n’est pas très grosse mais la gamine, cette Julie a bien été obligé de la prendre dans sa bouche. Ce soir en regardant Virginie je me suis demandé si elles n’étaient pas frangines. Pourtant Hugo m’a dit que toute sa famille était en Italie, sauf son père qui habitait Versailles.

Il faut dire que les gonzesses se ressemblent toutes à 20 ans. Copie conforme. Bon il faut que j’entre dans la chambre nuptiale où quand j’ai aidé à transporter sa chérie j’ai admiré le décor féerique. Hugo a dû s’en mettre pour des ronds en roses rouges.

Quel est l’idiot qui m’a joué ce sale tour, je suis obligé de redescendre pour récupérer la clef auprès d’Hugo. Mais où est-il, il va me le payer. A moins que ce soit Mélodie qui l’aie gardé.

Décidément, sa valise a disparu cette garce s’est tirée. Je l’essuie les mains elles sont de plus en plus moites, l’adrénaline est en train de monter. J’ai pris du viagra que m’a filé Jean-Ba car depuis quelques temps tout est en berne. J’ai hyper mal il faudrait que je plonge dans l’antre moite de cette gamine. Moi je suis attiré que par les gamines. Je n’y peux rien, il faut que je cède à mes pulsions. Bon moi ce n’est que les filles dans nos copains il y a de belles brochettes de tous les vices sexuels. On s’échange de temps en temps, pour éviter les problèmes depuis quelques temps on puise dans les prostituées. On reviendra à nos amours premières dans quelques temps. Le coup d’envoi c’est pour ce soir, on va se taper la poulette à Hugo.

Tiens j’ai un SMS, un numéro inconnu : « la clef est sous le paillasson de ta chambre. »

Ah et bien Virginie attends moi j’arrive.

Pendant ce temps de l’autre côté de la porte…

J’ai entendu le plancher craqué je sais qu’il est à deux doigts de rentrer, le patron m’a demandé de ne pas me laisser violer. Mais d’une part si j’ai bien mon arme je ne puis lui tirer dessus, le bruit que cela ferait les alerterait. D’autres parts crier n’était pas envisageable, alors je m’en remettais à ma rapidité pour l’assommer avant qu’il s’en prenne réellement à moi.

je suis négligemment allongée sur le lit dans une position lascive et j’attends comme le gigot sur le grill que l’on essaye de me consommer.

La clef tourne dans la serrure, je vois le gros sac de Stéphane entré, il souffle comme un bœuf, je sens le souffle de sa bouche qui pue le whisky s’approcher de ma bouche. Il ne faut pas que je bouge, il doit me croire endormie à cause de sa drogue. Il me caresse les seins, sa main descend sur mes cuisses, il releve ma nuisette, mais il s’arrête là et je l’entends murmurer :

Avant de te prendre poulette je vais aller me vider la vessie. Il jure comme un fou car il ne peut y arriver. Par mes yeux légèrement entrouvertes je le vois quitter son pantalon, son caleçon, sa chemise, le voici nu comme un ver, il bande terriblement.

Mais que fait-il, assis sur le fauteuil il essaye d’ôter ses chaussettes et c’est assez drôle il n’y arrive pas. Je le laisse s’approcher du lit mais comble de l’ironie il n’arrive pas à y monter dessus. Alors pour m’enjamber cela va être coton. Je n’ai nullement envie qu’il m’écrase car je ne pourrais absolument pas me dégager.

C’est à ce moment qu’il abandonne l’idée de se coucher sur moi, il me fait pivoter pour que mes jambes se trouvent le long du lit et mes pieds au sol. Dans un premier temps il essaye de me soulever mais il n’y arrive pas. Je me fais la plus lourde possible. Alors il se penche vers moi et au moment où il va pour faire pénétrer de force sa langue dans ma bouche je reçois ce que je pense au départ être du sperme mais qui s’avère par la suite être le sang de Steph.

J’ouvre les yeux et découvre Steph qui pèse de tout son poids sur moi et qui pisse le sang, et derrière lui telle une démente, Mélodie, armée d’une batte de base-ball et qui s’emploie à le frapper. J’ai beau lui demander de m’aider, rien n’y fait.

Soudain le placard s’ouvre à la volée et surgissant de je ne sais où apparaît mon sauveur, c’est Hugo qui arrache la batte des mains de Mélodie, lui assène une gifle et l’envoie valdinguer au sol où elle commence à gémir.

Il dégage son ami de toujours, me demande s’il m’a fait du mal, devant ma tête qui roule de gauche à droite il soupire. Ensuite tout se passe très vite, il téléphone à son jumeau, mais hélas et pour cause son téléphone est fermé, alors il appelle Jean-Ba qui arrive flanqué de la mère d’Hugo et de son Majordome.

En un tour de main ils habillent Steph, ouvre la porte et s’en vont. Mélodie se relève, vient vers moi et me dit:

Je t’ai sauvé la mise, maintenant tu es à moi. Alors je choisis ce moment pour lui mettre sur la tempe mon pistolet et lui dit :

Si tu veux avoir la vie sauve disparaît sinon toute Mélodie de la Feuillantine que tu es je te loge une balle dans la tête et dis-toi que tu ne m’as rien sauvé du tout c’est ton mari qui aurait dû recevoir la balle dans sa bouche porcine. J’avais la main sur cette arme.

Quand elle sort presque en courant et pour brouiller les pistes je lui dit :

Tu remercieras Hugo c’est son flingue.

Vu la tête qu’elle me fait, elle ne comprend plus rien.

A suivre…